J'ai eu si peur... (TaecSu)

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J'attends ton retour. Comme tous les soirs.

 Tu rentres. A peine tu as ouvert la porte, je te saute dessus. On n’a pas changé. Nous n'avons jamais perdu notre passion. On a toujours été tendre, l'un envers l'autre. On passe à table, on se nourrit mutuellement, je souris à ce geste. J'adore ça. Tu me combles vraiment, tu sais.

Comme d'habitude, après m'avoir donné la dernière bouchée, tu me regardes. C'est bizarre. J'aurais pu m'en lasser, après tout, tu me fais ça tous les soirs. Mais non. J'adore ce regard. Il me sourit, il me dit « tu m'as manqué » et, comme toujours, je te réponds d'un sourire. Tu te lèves, tu me prends dans tes bras, tu me soulèves et m'emmènes dans la chambre. Tu me déposes sur notre lit d'une tendresse inimaginable, puis tu déposes un léger baiser sur mes lèvres, histoire de les frôler et tu t'allonges à côté de moi. Tu t'endors, et moi aussi. Dans les bras de l'un et de l'autre. Comme tous les jours. Cela dur depuis toujours, et depuis toujours je prie pour que ça dur encore et encore...

Le lendemain tu pars au travail, tu ne l'as jamais su, mais à chaque fois que tu passais ta main sur ma joue, tu me réveillais. Je ne m'en suis jamais plain, au contraire.

Je me rendors dès que tu quittes l'appartement. Je pense toute la journée, même au travail. Je pense à nous. Beaucoup de gens sont choqués, ou nous regardent bizarrement quand je le dis, mais c'est vrai, nous ne nous sommes jamais disputés. Notre amour a toujours été pur. Nous n'avons même pas besoin de parler. On se comprend.

Je rentre à la maison avant toi.

J'attends ton retour. Comme tous les soirs.

 Ce soir se passe comme hier.

Le lendemain, le soir venu je rentre avant toi.

 

J'attends ton retour. Comme tous les soirs.

 

Tu ne rentres pas. Tu dois avoir un peu de retard. Tu n'en as jamais eu, mais ça peut arriver.

Je t'attends toujours. Quelques heures passent. Je m'endors sur le canapé.

Lorsque je me réveille, il est 3H54 du matin. Tu n'es toujours pas là. J'ai beau t'appeler sur ton téléphone, tu ne réponds pas. Je stresse, je ne comprends pas. Et s’il t'était arrivé quelque chose? J'ai peur, reviens.

Je me rendors.

J'ai froid. Lorsque j'ouvre les yeux, c'est blanc. Il n'y a aucune couleur. C’est triste autour de moi… D'habitude, je me réveille avec ta main sur mon visage, qui fait des allers et retour, inlassablement, avec ton odeur. Alors pourquoi tu n'es pas là? Ça a toujours été comme ça, tu devrais être là.

Je me lève difficilement. Je réessaie de te rappeler sur ton portable.

 ???: « Allô? »

 Junsu: « TAEC???? Tu es où, mon amour???? »

 ??? « Désolé Mr, vous avez dû vous trompez de numéro! Au revoir. »

 Me tromper de numéro? C'est impossible. Impossible. C'est bizarre. Il y a quelque chose qui cloche. Ce n'est pas comme d'habitude...

Je suis dehors, je cours. Je cours. Comme si tu étais devant moi, mais que je n'arrivais pas à t'attraper. Je suis au poste de police, je fonce au premier que je vois.

 Junsu « Je vous en prie aidez moi!!! Je vous en supplie!!!! »

 J'étais en pleure. Les gens me regardaient. Les policiers accouraient vers moi, l'air inquiet. Mais, moi j'avais peur.

 Policier: « Suivez-moi s'il vous plaît... »

 Je le suis. J'essaie plus ou moins de me calmer. Mes larmes s'arrêtent. Mais elles reviennent en force lorsque qu'il me demande ce qu'il s'est passé. Il me prendra peut-être pour un fou et d'aller me faire voir, mais j'ai peur. Ne pas rentrer n'est pas dans tes habitudes.

 Junsu « Je... Comme tous les soirs, je l'attendais... Encore et encore... On a toujours fait ça, je ne comprends pas, il... Il ne revient pas... Il n'a pas répondu hier et, et maintenant... maintenant ça me donne un faux... Un faux numéro... »

 Policier « Donc c'est pour signaler la disparition de quelqu'un... Quel âge a-t-il? »

 Junsu: « Il en a 21 ans... »

 Le policier me regarde, visiblement agacé par mes hoquetons dû à mes sanglots.

 Policier : « Vous savez, il est majeur, il n'a aucun droit qu'y l'oblige à rentrer chez lui et... »

 Junsu : « Mais!!!! Vous ne comprenez pas???? Il, Il n'a jamais, JAMAIS, fais ça, il part d'un coup, c'est si soudain, Je... »

 Policier: « OK. J'ai compris, son nom, prénom tout qui pourrait nous permettre de le retrouver plus facilement. »

 Junsu: « Ok TaecYeon, sexe: masculin, il ne traine pas dans des endroits mal fréquenté, il est très gentil, il ne ferait de mal à personne, il... »

 Policier : « Je crois qu'on va s'arrêter là, hein? Bon je vais aller poser ça au bureau, on va entamer des recherches. Rentrez chez vous, reposez-vous, on vous appelle si il y a du nouveau. »

 Je n'ai eu d'autre choix de lui obéir.

Une fois à la maison, je me couche dans notre lit. Je pleure. J'ai beau savoir qu’ils ont entamés des recherches... Il y a vraiment quelque chose qui est bizarre. Quelques chose de différent, comme si que quelque chose avait disparu... Quelque chose d'important.

 

Des jours ont passé. J'étais devant le téléphone.

Bip biiip bibip

Enfin, l'appel que j'attendais. Je me dépêche, à toute vitesse de décrocher.

 Policier: « Bonjour, je pourrais parler à Kim Junsu? »

 Junsu: « Lui-même... »

 Policier: « hum, Mr Kim, vous pourriez venir au commissariat, s'il vous plaît? »

 Junsu: « Tout de suite!! »

 Je me suis mis à courir jusqu'au commissariat. Plusieurs policiers étaient là, ils m'attendaient.

 Policier: « Veuillez nous suivre, s'il vous plaît... »

 Je les suis. Ils me font peur Taec. J’entre dans un bureau.

 Policier : « A quoi vous jouez ? Vous savez que vous risquez gros ??? »

 Junsu : « q,quoi ? »

 Policier : « Ne vous foutez pas du monde !!! On a beaucoup de boulot !!! Je ne porterais pas plainte, mais que ça ne vienne pas à se reproduire, d’accord ?? »

 Junsu : « Comment ça ? »

 Policier : après avoir soufflé « On sait très bien que la personne que vous recherchez n’existe pas ! »

 Mon cœur a fait tout simplement un arrêt…

 Junsu : « Mais de quoi vous parlez ? TaecYeon existe !!!!! Je ne comprends pas, pourquoi vous dîtes qu’… »

 Policer : « Ecoutez Mr !!! On a vérifié, il n’existe aucun Ok TaecYeon, à moins qu’il se soit volatilisé !!! Il ne faut pas se foutre de nous, tout de même !! Rentrez chez vous ! »

Junsu : « Nan, je, j’ai des preuves, des photos !!! J’ai beaucoup de chose de lui !! »

 Mon cœur allait exposer. Plus j’approchais ma mains de mon portefeuille, plus je me disais que je n’avais aucune photo. Je l’ouvre. Il y a une photo.

 Junsu : « TENEZ !! Regardez, c’est lui !!!! »

 Les policiers se regardaient à tour de rôle.

 Policier : « Auriez-vous quelconque alibi pour prouver son existence ? »

 Junsu : « Bien su… »

 J’étais bloqué. Je n’en avais pas. Mes parents n’avaient jamais accepté mon homosexualité et toi tu n’avais aucune famille. On n’avait pas vraiment d’ami. On restait seulement tous les deux dans notre appartement…appartement !!!!

 Junsu : « Oui !! La propriétaire de notre appartement !!! »

 Les policiers faisaient les gros yeux et soufflaient.

 Policier : « Bon alors, allons classer l’affaire ! »

 Je conduis trois policiers à notre appartement. Arrivé à celui-là, je me rends directement chez la propriétaire.

 Proprio : « Bonjour Junsu !! Bonjour Mr. »

 Junsu : « J’ai besoin de votre aide, vous pouvez leur dire que cette personne existe, et confirmer le fait qu’il vit avec moi ? »

 Je lui tends notre photo.

 Proprio : « Je suis désolée…Je n’ai jamais vu cette personne. »

 Policier : « Donc vous n’avez jamais vu cette personne ? Même pas dans votre immeuble ? »

 La propriétaire hoche la tête. Je la regarde, bouche bée. Les policier partent, me menaçant que c’était la dernière fois. Je me retourne sur elle.

 Junsu : « Pourquoi avez-vous dit ça ????? Il vit avec moi, ça fait maintenant 7ans !!!!! Comment avez-vous pu… »

 Proprio : « Je suis désolée Junsu, je n’ai vraiment jamais vu votre ami… »

 Elle ment. Je n’avais rien pour le prouver, mais elle ment. Je m’en vais, je vais directement à ton travail. J’entre en trombe dans le bureau du supérieur. Tu ne m’en as jamais parlé, on ne parlait pas travail.

 Junsu : « Bonjour, est-ce que je pourrais avoir un renseignement ? »

 Patron : « Euh, oui… »

 Junsu : "Est-ce qu’un Ok TaecYeon est employé ici ?"

 Patron : "ça ne me dit rien…Je vais vérifier… »

 Enfin. J’allais pouvoir prouver ton existence !! N‘importe quoi, eux.

 Patron : « non désolé, il n’y a aucune personne de ce n… »

 Junsu : « quoi ?? Comment ça il n’est pas employé ici ?? Il venait toute la semaine !!! »

 Patron : « Je suis désolé, Mr, mais vous devez vous trompez. »

 Nan. Nan. C’est impossible ! Pourquoi tout le monde cache ton existence ? Je pars en courant. Impossible de t’appeler. Impossible de trouver quelqu’un pour prouver que tu existes. Personne n’était au courant de notre relation. Il faut que je trouve un moyen… OH MON DIEU !!!

 Je cours comme un dingue, pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt ??? J’arrive enfin à l’appartement.

Je cherche partout, je le trouve enfin. Je recommence à courir. Il faut que j’aille au commissariat. J’y arrive enfin.

 Junsu : « MONSIEUR !!! »

 Policier : « Qu’est-ce que vous faites encore là vous ? »

 Junsu : « Ok TaecYeon existe. En voilà la preuve. »

 Je lui tends le papier de location de l’appartement. Tu as signé, tu l’as loué à ton nom que je n’étais même pas avec toi, je me suis installé après.

Le policier me regarde. Il tourne les yeux vers son collègue. Ils hochent de la tête :

 Policier : « C’est bon Mr, suivez-nous. »

 J’en pleure de joie. Ils me disent que l’enquête va commencer, et que je dois attendre chez moi.

En rentrant, je croise la propriétaire. Je m’approche d’elle.

 Junsu : « Je ne  sais pas pourquoi vous avez menti, mais ils sont au courant que TaecYeon existe, qu’il habite ici, ça ne sert à rien de mentir. Je... »

 Proprio : « Mr Kim, je ne sais vraiment pas de quoi vous parlez… »

 Qu’est-ce que ? Elle va me le payer ! Je rentre chez moi je vais directement à la douche.

L’eau me fait relâcher tous mes muscles. Je sors enfin. J’y suis bien resté des heures à te pleurer…

Je me prépare à manger. Ça ne sert à rien, à chaque fois que je porte une bouchée à mes lèvres, je me demande si tu vas bien, si tu manges… Si tu es tout simplement en vie…

 

Une semaine est passée. Pas un appel pour me donner de tes nouvelles… Taec, je dois faire quoi ? Je perds chaque jour de plus en plus d’espoir… Je vais au commissariat, j’en peux plus d’attendre là… J’y arrive enfin.

 Junsu : «Mr ! Je… »

 Policier : « Ah ! Justement, on allait vous appeler, on a peut-être une piste. »

 Junsu : « C’EST VRAI ??? »

 J’en pleurais, j’allais peut-être te revoir. Après tant de temps.

On est dans le bureau.

 Policier : «Eh bien, il se trouverait qu’après nous avoir donné votre papier de location, on a approfondie les recherches. Des actes de naissances ont été volés, alors on a cherché encore et encore. On a été interrogé le patron de l’entreprise que vous nous avez dit. Il nous tenait tête en disant qu’il n’y avait pas d’Ok TaecYeon employé, mais il nous cachait quelque chose. Donc après avoir eu l’autorisation, on a été fouillé l’entreprise de fonte en comble… et on les a trouvé, on a non seulement une autre preuve de l’existence de votre ami, mais aussi qu’il est engagé dans cette boîte. Malheureusement, dès qu’on a trouvé les papiers, le patron s’est suicidé… Preuve qu’il nous cachait quelque chose de particulièrement important… »

 Junsu : « Qu’est que vous allez faire maintenant ? »

 Policier : « Bien, on passe au rasoir sa vie. Pour l’instant on est là. »

 Je baissé la tête quand un autre policier est entré dans la salle. Il tend un dossier à son collègue.

 Policier2 : « On a rien trouvé de bizarre. Ce mec était parfait. Aucun casier judiciaire, aucune plainte sur lui. Il habitait en ville et a une maison de campagne. Tous les voisins ne disent que du bien de lui. Et il était marié. »

 Policier : « A qui ? »

 Policier2 : « à une certaine Kang Mary. »

 Mon cœur a fait un bon. Ce nom c’était bien celui de…

 Policier : « Bien on va enquêter aussi sur elle… »

 Junsu : « Je… Je crois que je la connais... »

 

[…]

 Je rentre chez moi. Taec, ton patron était marié avec elle ? OK. Je suis prêt. Je commence à rentrer dans mon appartement, mais ma propriétaire m’interpelle.

 Propriétaire : « Mr Junsu ! Il faut que ça s’arrête !! Les policiers sont venus me questionner !!! »

 Je me retourne vers elle. Il fallait que je la provoque.

 Junsu : « Si vous n’auriez pas menti, on n’en serait peut-être pas là… »

 Je me retourne. Je tourne la clé dans la serrure, je sens un choc, puis un liquide chaud coulé le long de mon crâne, jusque dans mon dos. Je perds conscience.

 

Je me réveille dans une pièce très faiblement éclairée. Je ne saigne plus, mais la plaie est bien ouverte. J’entends une porte s’ouvrir, puis quelqu’un descendre.

 Proprio : « Bonjour, Junsu. »

 Je me lève faiblement, mais je suis attaché. Elle me balance une assiette. Je la repousse avec autant de conviction.

 Junsu : « Vous êtes vraiment la femme de cet homme qui s’est suicidé ? »

 Elle rit.

 Proprio : « Junsu, il faut manger !! Je suis navrée pour toi, ce n’était pas prévu. »

 Junsu : « Comment ça, pas prévu ? »

 Proprio : «Tu devenais trop gênant. Bon, je change le plan ça veut dire… »

 Junsu : «Où est TaecYeon ??? »

 La propriétaire part. J’entends des plaintes, je me tourne vers elles.

 ???: « Junsu… »

 Junsu : « Taec !! »

 J’essaie de me précipiter vers lui, mais ma chaîne m’en empêche.  

 Junsu : « TAEC !!! Tu vas bien ?? »

 TaecYeon : « Oui, je vais bien. Qu’est-ce que tu fiches la ??? »

 Junsu : « Je… Je n’allais pas te laisser sans rien faire, il, il fallait que je fasse quelque chose et cette… cette folle »

 Je pleurais. Mes sanglots redoublèrent lorsque tu as essayé de te rapprocher de moi, mais que toi non plus tu ne pouvais pas…

 TaecYeon : « Junsu… Ne pleure pas… Ça va aller, d’accord ? »

 A ce moment, Kang Mary rentrait à nouveau dans la pièce.

 Junsu : « Mme !!! Je vous en prie !! Pourquoi vous nous faites ça ?? On ne vous... »

 Kang Mary : « Ta gueule. TaecYeon, mon amour, veux-tu voir quelque chose de marrant ? »

 Mon amour ? Mais qu’est-ce qu’elle dit ?? Pourquoi elle te regarde comme ça ? Pourquoi elle s’approche de moi ? Pourquoi… Qu’est-ce qu’elle a dans les mains ???

 TaecYeon : « NAN !!! NAN !!!! ARETTE CA TOUT DE SUITE !!!! NAN !!!! »

 J’ai peur… J’ai…

 Junsu : « AAAAAAAAAAAAH ARRRAAAAAH »

 J’ai… J’ai mal… C’est… Trop chaud… C’est quoi ? Une barre de fer… Chauffée ?

TaecYeon, tu pleures ?

 TaecYeon, à Kang Mary : « Arrêtez… Je vous en prie, arrêtez… Ne lui faites pas de mal… Il ne vous a rien fait… »

 Kang Mary : « Je veux m’amuser… Quel dommage que ce soit un jeune homme comme lui, tu le fait souffrir, TaecYeon chéri~ »

 TaecYeon : « Vous êtes complétement folle… »

 Elle se rapproche encore de moi, j’essaie de me décaler, trop tard…

 Junsu : « AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHRR AAAAAAAAAH CA BRULE, TAECYEON !!!!!!! »

 TaecYeon : « ARRETEZ !!!!!!!!!!!! »

 Elle arrête.

 Kang Mary : « Pourquoi es-tu tombé amoureux d’un homme ??? Tu devais m’aimer moi !!! MOI et PERSONNE D’AUTRE !!!! Certainement pas lui."

 Elle recommence. Je sens ma peau brulée. J’ai tellement mal que je commence à en perdre conscience. J’entends des hurlements. TaecYeon qui lui crie d’arrêter. Elle arrête.

 TaecYeon : « Mais qu’est-ce que vous racontez ?? Vous n’étiez pas mariée ??? »

 Kang Mary : « A qui ? A cet incapable ? Ce soumis ?  Je te veux seulement toi, mon amour~ »

 TaecYeon : « Je vous en prie… Laissez-le… On ne dira rien… Juste lui… »

 Kang Mary : « Jamais Il en sait trop, et puis, je rêve de ce moment depuis 7ans… Le regarder crevé… C’est agréable, non ? »

 Elle rit, je n’ai pas la force de parler, mais je peux voir ton visage TaecYeon, ne pleure pas, comme tu as dit, ça va aller… J’entends toujours tes gémissements. J’entends aussi des sirènes de police. On va s’en sortir, Taec. La propriétaire monte à l’étage. Dès qu’elle franchie la porte, tu forces sur tes chaines pour me retrouver. Taec, ne fait pas ça, ça te coupe la peau, tu saignes. Tu continues de forcer. Tu pleures, aussi. On entend des pas se précipiter dans les escaliers. La police. Certains vont te libérer, les autres s’occupent de moi. La propriétaire devient folle, malgré les policiers qui la tiennent, elle essaie de s’enfuir pour te retrouver, Taec. Une fois libérer, tu t’éjectes sur moi, tu me cajoles, me murmurant des mots doux, me rassurant. Les policiers enlèvent l’émetteur sous mon T-shirt.

 Policier : « Nous sommes désolé Junsu, malgré l’émetteur, on avait perdu le signal. On a eu du mal à vous retrouver. On peut dire qu’on est arrivé au bon moment. »

 Je souris, puis je perds conscience.

Je me réveille à l’hôpital. Ta main est dans la mienne. Tu dors. Je passe ma main sur ta joue, tu te réveilles tout de suite et m’enlaces. Comme si que c’était la dernière fois, tu m’embrasses. Tu me murmures que je t’aie manqué, que tu m’aimes et que tu es désolé. Je te réponds par mes sanglots, en hochant la tête de temps à autre.

Mon corps a beaucoup de cicatrices. Mon abdomen et mes bras sont couverts de brûlures.

 

 

 Je rentre enfin à la maison. Nos habitudes n’ont pas changé.

A peine on entre tu m’enlaces, tu me retournes et tu m’embrasses. Je passe ma main dans ton cou et fais descendre ta veste le long de tes bras. Je les passe ensuite sous ton T-shirt. Je caresse chaque bout de peau que je rencontre. Tu m’as manqué, Taec.

Avant même de comprendre, tu m’as déshabillé. Tu m’attrapes les fesses et me soulèves, me portant tout contre toi. Tu gémis, et j’adore ça.  Arrivé dans notre chambre tu m’allonges, avec autant de tendresse que d’habitude, sur le lit. Tu te déshabilles puis tu m’embrasses tout le corps, passant lentement sur mes cicatrices, pour descendre vers ton jouet. Tu le mordilles, le lèche, le suçote et moi, moi je crie de plaisir. Encore au 7eme ciel, je te vois remonter vers mes lèvres,  j’écarte les jambes en signe d’invitation. Tu souris et me soulèves les hanches. Et juste avant de sombrer dans le plaisir tu me dis « Je t’aime ». Tu ne me laisses pas le temps de te répondre que tu m’assaillis de coups de hanches profond. Je n’arrive plus à reprendre mon souffle tant c’est bon. Plus je hurle, plus tu tapes d’un coup extrêmement fort dans ma prostate. Je me sens venir, tu m’aides à me libérer, tu me suis de prés.

Tu déposes un léger baiser sur mes lèvres, histoire de les frôler et tu t'allonges à côté de moi. Tu t'endors, et moi aussi. Dans les bras de l'un et de l'autre comme pour toujours.

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